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Extraits[ | ]

Par Hugh Darrow
Extrait d'un article paru dans le Neuroprosthetics Journal Quarterly (automne 2012).
Les interfaces neuronales invasives, surtout répandues dans les recherches en Amérique du Nord, se différencient des interfaces employant un EEG principalement par la méthode employée pour enregistrer l'activité neuronale. Alors que l'EEG permet d'enregistrer cette activité sans ouvrir le crâne, les interfaces neuronales invasives nécessitent l'implantation d'une électrode directement dans le cerveau. Les interfaces neuronales invasives s'appuient sur l'hypothèse selon laquelle des groupes de neurones modulent leur activité de façon très similaire chaque fois qu'une action précise est accomplie, même si les neurones activés varient d'un essai à l'autre. Une interface neuronale invasive cliniquement viable devrait pouvoir fournir des informations sur ces modulations et utiliser ces comportements modulatoires pour reproduire les actions motrices avec des membres artificiels (Lebedev, 2006).
Dans les années 1960 et 1970, le scientifique Eberhard E. Fetz et ses collègues ont entraîné des singes à coordonner l'activité de leurs neurones corticaux grâce aux informations biologiques transmises par des électrodes qu'ils leur avaient implantées. Plus tard, Edward Schmidt a émis l'idée selon laquelle l'activité neuronale corticale pouvait permettre de déplacer une prothèse, comme un bras robotique. En raison des limites technologiques, notamment l'absence des techniques nécessaires pour implanter assez d'électrodes dans le cerveau, il a fallu près de vingt ans aux chercheurs pour vérifier son hypothèse.
Au milieu des années 1990, les chercheurs sont passés des essais avec des souris actionnant un appareil avec très peu de liberté à des essais de reproduction des mouvements de primates. Et ils ont pu observer des singes réalisant des mouvements de saisie avec fluidité, en stimulant un bras robotique avec l'action de leurs neurones pour se nourrir (Lebedev, 2006).
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